Calendriers, temps et astronomie

26/01/2024 Jean

Notre calendrier semble une évidence tant il nous paraît logique et facile d’utilisation.
Il est pourtant le résultat de multiples ajustements historiques qui, d’approximations en approximations, ont permis d’atteindre une précision raisonnable mais non parfaite.
Au cours de l’exposé, nous allons aller à la découverte des anciennes civilisations qui ont tenté de trouver une réponse adaptée à la question de la mesure et de l’enregistrement du temps.
Nous examinerons les divers temps en astronomie (jour solaire vrai, jour solaire moyen, temps sidéral, révolution tropique, synodique, sidérale)
Nous constaterons qu’il y a eu de nombreuses tentatives basées sur l’observation et le suivi du mouvement des astres mais que des calendriers qualifiés de vagues ont proposé une solution non liée au soleil et à la lune.
Nous prendrons connaissance du système des jours juliens, utilisé en astronomie, qui permet de calculer facilement l’intervalle en jours entre deux dates ; ce que ne permet pas notre calendrier.
Nous ferons également connaissance avec l’épacte, déterminé par le calendrier, qui permet de déterminer la phase de la lune sans calcul complexe.
Devant le besoin croissant de précision, nécessité par notre civilisation technologique, nous verrons finalement que l’homme moderne abandonne l’observation du mouvement des astres pour un temps fabriqué par la machine. Ce temps atomique permet même d’enregistrer des anomalies temporelles dans les signaux des pulsars, astres toutefois réputés pour leur grande précision temporelle.

Ateliers du club

Depuis sa fondation, Latitude5050 organise pour ses membres des réunions au cours desquelles divers sujets relatifs à l’astronomie sont abordés ; pendant ces réunions, des observations astronomiques peuvent aussi être effectuées, en cas de conditions météorologiques favorables.
Pour répondre aux souhaits de ses membres d’aborder des activités plus concrètes, Latitude5050 organise également des ateliers par exemple en instrumentation, en observation, en médiatisation de l’astronomie, ou encore dans d’autres domaines de l’astronomie (astrophysique, astrophotographie, etc.).

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Comètes de 2024 (partie 2)

C/2017 K2 (PanSTARRS)

C/2017 K2 (PANSTARRS) est une comète à trajectoire hyperbolique et à longue période. Comme son nom l’indique, redécouverte en 2017 par le système Pan-STARRS2,3,1 qui la catégorisée.

Des observations récentes via Hubble ont permis de détecter la présence d’un halo d’un diamètre d’environ 100 000 km autour du noyau de l’objet, alors que le noyau cométaire ne doit pas dépasser 9 km

Cette comète a pour source le nuage de Oort et il a été établi que son activité cométaire avait commencé au environ de 23,7 UA du Soleil, soit entre l’orbite d’Uranus et celle de Neptune.

Son coma important est un sujet d’étude, on le suppose actuellement issu de la sublimation de substances supervolatiles telles que le CO2, le CO, l’O2 et le N2.

Son périhélie était en 2022, elle s’éloigne désormais de plus en, plus.

(source : theskylive.com).

Elle se trouve actuellement dans la constellation de Orion,

Sa visibilité est faible (mag 14 à 16 jusque fin janvier), mais son halo encore important, ce qui permet encore de l’observer assez facilement.

Capture : Equinox 2 (112/450mm), sous le ciel de Bruxelles (SQM 18.1), 15 min de capture, traitement des fits sous Pixinsight et finale sous Infinity, magnitude sous SIRIL.

A titre de comparaison, voici la version prise par Hubble en 2017

La vue du “coma” autour de la comète, alors qu’elle est très éloignée du Soleil, explique sa luminosité comparée aux deux précédentes comètes analysées (article précédant)

12P/Pons-Brooks

12P/Pons-Brooks est une comète périodique cryovolcanique de type Halley. Ses éruptions sont dues au rayonnement solaire fissurant son noyau d’environ 30 km entouré d’un coma constitué de glace et de gaz échappés du noyau, ce qui augmente fortement sa visibilité.

Son prochain périhélie est prévu pour le 21 avril 2024, donc, une cible à ne pas rater…

Son coma forme deux cornes… Et évidemment, on l’a de-facto nommée “comète du diable”.

Ce qui frappe dans l’historique de 12P, ce sont ses observations historiques, qui s’étalent de 813 à nos jours, soit plus de 1200 ans…

  • Officiellement découverte en 1812 par Jean-Louis Pons, puis observée en 1883-1884, 1953-1954 et suivie avec attention depuis 2020
  • Mais avant 1385, la comète a possiblement été enregistrée dans des sources chinoises en septembre 2458.
  • En 1385, trois observations sont connues au Japon et en Chine.
  • En 1457, observée en Italie et probablement en Chine.
  • etc, etc..

Sa période orbitale a été rapidement établie à 70 ans.

Comme annoncé, le prochain périhélie aura lieu le 21 avril 2024, et sera au plus proche de la Terre vers juin (< 2 AU).

Difficile de prédire sa luminosité, ni sa visibilité réelle (des “comètes du siècle”, on en a chaque année 🙂 ) mais si elle dépasse mag 3, comme dans le passé, une paire de jumelle devrait suffire.

Elle est actuellement dans le Cygne, on prévoit théoriquement une magnitude 5… On y reviendra forcément cette année…

En attendant, une capture facile :

Capture : Equinox 2 (112/450mm), sous le ciel de Bruxelles (SQM 18.5), 15 min de capture, traitement des fits sous SIRIL, puis Pixinsight et finale sous Infinity. La magnitude actuelle détectée est de l’ordre de 11.

Comètes de 2024 (partie 1)

Chaque année nous apporte ses passage de comètes dans notre ciel.
Actuellement, les conditions météo n’ont guère été favorables à l’observation. Mais dans les derniers jours, on a eu quelques opportunités (uniquement au télescope, pour le moment) .

L’occasion d’en revoir quelques-unes , pour ceux que cela intéresse.

144P/Kushida

La comète Kushida, officiellement 144P/Kushida, est une comète périodique du système solaire, découverte le 8 janvier 1994 par Yoshio Kushida. On en sait relativement peu de choses, à par son orbite, dont le périhélie (moment le plus proche de la Terre est calculé pour le 25 janvier 2024)

(source : theskylive.com).

Elle se trouve actuellement dans la constellation du Taureau, à 97200046 kilomètres de la Terre

Sa visibilité est donc maximale, avec évidemment des incertitudes sur celle-ci (prévue vers mag. 14) :

L’occasion de la capturer pour l’examiner plus en détail :

Capture : Equinox 2 (112/450mm), sous le ciel pollué de Bruxelles (SQM 18.1), 13 min de capture, traitement des fits sous Pixinsight et finale sous Infinity, magnitude sous SIRIL.
La magnitude estimée sur l’image avoisine 13.7, ce qui est proche des prévisions, mais la faiblesse du signal indique clairement que j’aurai du poser plus longtemps, vu mon ciel… (au moins 4x plus pour capturer des détails)

Elle sera encore plus visible jusque juin 2024, il faudra y retourner.

Comet 32P/Comas Sola

32P/Comas Solà est une comète périodique dont la période orbitale actuelle est de 8,8 ans. Le diamètre de son noyau est estimé à 8,4 km.

Elle fut découverte le 5 novembre 1926 par Josep Comas i Solà à l’observatoire Fabra (Barcelone) avec un télescope de 152,4 mm. L’évolution orbitale antérieure de la comète devint un sujet d’intérêt lorsque plusieurs astronomes suggérèrent que cette comète pourrait être le retour de la comète périodique (alors perdue) Spitaler (également appelée 113P/Spitaler).

En 1935, des relevés d’orbite supplémentaires furent obtenus, et P. Ramensky étudia le mouvement orbital jusqu’en 1911. Il nota que la comète était passée très près de Jupiter en mai 1912 et que, avant ce rapprochement, la comète avait une distance au périhélie de 2,15 ua et une période orbitale de 9,43 ans.

L’identité avec la comète Spitaler fut alors rejetée, elle reste bien une originale.

Comme 144P, son orbite la mène au plus près de la Terre en cette période
(source : theskylive.com)

Elle se trouve dans la constellation du Bélier à ce moment :

Si sa luminosité est “maximale” pour le moment (voir tableau en-dessous), elle reste difficile à capturer avec un faible diamètre (avec un 112mm de diamètre, la magnitude limite théorique est de l’ordre de 12,35 en visuel et 17,35 en astrophoto). Il faut donc soit bénéficier d’un ciel de bonne qualité (Espagne ? 🙂 ) ou un tube de diamètre supérieur pour espérer la distinguer à l’oeil nu.

Néanmoins, sous le même ciel que l’image précédente, on peut tout de même parvenir à quelque chose…

Capture : Equinox 2 (112/450mm), sous le ciel de Bruxelles (SQM 18.1), 15 min de capture, traitement des fits sous Pixinsight et finale sous Infinity, magnitude sous SIRIL. La magnitude estimée sur l’image avoisine 15, ce qui serait plus haut que prévue. Mais le “surtraitement” pour la rendre visible peut influencer. La aussi, il faudra poser plus longtemps la prochaine fois.

Si vous cherchez des cibles en Janvier, en voici déjà deux (et ce ne sont pas les seules).

Le Soleil dans nos vies : bienfaits éternels et menaces nouvelles

15/12/2023 Frédéric Clette
Frédéric Clette @ Observatoire royal de Belgique

Frédéric Clette est physicien solaire à l’Observatoire Royal de Belgique.

Il vient d’écrire (2022 )”Le Soleil et nous” véritable bible sur le Soleil. Plus d’information sur le site de l’observatoire Royal de Belgique en cliquant sur ce lien.

Depuis la nuit des temps, l’humanité a perçu l’influence essentielle du Soleil sur notre vie sur Terre. Cependant, au cours des dernières décennies, avec la généralisation des technologies et de l’électricité dans toutes nos activités, nos destinées sont devenues de plus en plus étroitement exposées et vulnérables aux sursauts de l’activité solaire. Ainsi, plus que jamais auparavant, le Soleil s’immisce aujourd’hui dans tous les aspects de notre quotidien.

Cette conférence sera l’occasion de passer d’abord en revue les phénomènes impressionnants de l’activité solaire et les variations parfois brutales des flux de rayonnement et de particules qu’ils provoquent. Toute cette activité de nature magnétique trouve sa source à l’intérieur du Soleil et est marquée par un cycle de 11 ans, qui se révèle fort variable au fil des siècles. Nous verrons qu’il résulte d’un véritable processus de recyclage magnétique. Grâce à cette nouvelle compréhension, nous aurons peut être bientôt de la capacité de prévoir l’évolution des cycles à venir, l’une des grandes quêtes de la physique solaire.

Comme le Soleil et ses variations nous concernent plus que jamais ici sur Terre, ce sera ensuite l’occasion de considérer les multiples rôles du Soleil pour construire un futur viable pour l’humanité. Il sera donc question non seulement de nos nouvelles technologies hautement vulnérables, mais aussi d’énergies renouvelables, en fait quasi toutes d’origine solaire, et aussi du climat, un sujet on ne peut plus “chaud” aujourd’hui.

Pour nous, l’avenir passera inévitablement par le Soleil !

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L’endroit le plus convoité en dehors de la Terre

25/08/2023 Raoul

Il existe quelque part en dehors  de notre Planète, un endroit aussi convoité par les grandes puissances que par les scientifiques, mais pour des raisons très différentes et ceci pourrait constituer plusieurs sources de conflits.

Pour inciter des agences , des sociétés, des privés à se rendre sur un autre corps céleste, il faut trouver la place la plus séduisante.
Notre Lune en a une : son pôle sud ! Pourquoi? Par qui? Comment? Quand ?

Quelques réponses…. c’est le sujet de cette conférence.

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Ilan Ramon, premier astronaute israélien

16/06/2023 José

José nous évoquera son périple dans le désert du Néguev et retracera la destinée du premier astronaute israélien, Ilan Ramon (1954-2003), qui périt avec 6 autres astronautes le 1er février 2003 dans l’accident de la navette spatiale Columbia, au retour de la mission STS-107 de 16 jours dans l’espace.

Revue des télescopes EAA / Visuel Assisté

05/05/2023 Thierry

Les premiers télescopes “2.0” sont désormais disponibles sur le marché, de nouveaux modèles et solutions basées sur le concept de E.A.A (Electronic Assisted Astronomy) vont apparaître dans un avenir proche.

Mais que peut-on en espérer ? Quelles sont les avantages, limites, capacités ?

Thiery partagera son expérience de terrain avec plusieurs modèles utilisant ces solutions.

JDA 2023

Organisée par Latitude5050 ASBL, le samedi 4 mars 2023, de 17h à minuit, dans les locaux des Fraternités du Bon Pasteur, 365b rue au Bois (traverser le campus de l’ICHEC, sur environ 150 m, jusqu’au bâtiment « La Bergerie »).

Cette manifestation publique est gratuite et s’adresse tant aux novices qu’aux astronomes
amateurs de tous âges.

Au programme :
– Explications sur la terre, la lune, le système solaire, les étoiles, les planètes, les
exoplanètes, l’exploration spatiale, etc., sous forme de conférences, ou de
discussions informelles avec les membres du Club ;
– Un atelier de découverte de l’astronomie est prévu pour les enfants ;
– Observation du soleil, de la lune, des étoiles, constellations, galaxies (dans la mesure
des possibilités météo) ;
– De légères collations pourront être achetées sur place.

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Novæ & Supernovæ

Vestige vieux de 300 ans de l’explosion d’une supernova (Crédits Nasa)
10/03/2023 Jean-Pierre

Découverte de l’univers coloré et éblouissant des novæ et supernovæ qui regroupe l’ensemble des phénomènes qui résultent de l’implosion d’une étoile en fin de vie, notamment une gigantesque explosion qui s’accompagne d’une augmentation brève mais fantastiquement grande de sa luminosité.