Les durées de nuit s’allongent…
Juillet 2026 : environ 3 h 20 min de nuit astronomique en moyenne.
Août 2026 : environ 6 h 15 min de nuit astronomique en moyenne.
Moyenne sur les deux mois (juillet + août) : ≈ 4 h 45 min par nuit.
Hélas, avec les températures élevées, la perturbation atmosphérique est haute, mais les nuits sont douces pour les observations prolongées.
Une bonne occasion pour s’amuser à observer ou capturer des objets plus compliqués.
Quelques suggestions pour la période :

Mag.: 6.8 Size: 22.8′
NGC 6811 est un amas ouvert situé dans la constellation du Cygne. Il est célèbre sous le nom de « Trou dans l’amas » en raison de son centre sombre caractéristique, entouré d’étoiles.
Cet amas comprend environ un millier d’étoiles. Aux jumelles (min 10x), il apparaît comme une tache floue, avec un télescope à ouverture moyenne (80-125mm) et un grossissement d’environ 70x, on peut l’approcher visuellement à un « anneau de fumée d’étoiles » ou à un « masque de joyaux ». La meilleure période pour observer cet amas se situe généralement en juillet.

Mag.: N/A Size: 3º
L’objet Sh2-108 désigne une vaste région H II, plus connue sous les noms comme IC 1318, région de Sadr ou Butterfly Nebula. On reviendra sur IC1318 plus tard.
C’est un immense complexe d’hydrogène ionisé situé dans la constellation du Cygnus, à environ 1 500 à 3 700 années-lumière selon la partie considérée du complexe. Les cavités caractéristiques visibles dans les images de Sh2-108 peuvent avoir plusieurs origines :
- Nuages de poussière (nébuleuses obscures) absorbant la lumière de l’hydrogène.
- Bulles soufflées par les vents stellaires d’étoiles massives.
- Régions ionisées sculptées par le rayonnement ultraviolet des étoiles de l’association OB locale.
- Superposition de plusieurs couches de gaz et de poussière le long de la ligne de visée.
En astrophotographie, si vous recherchez une cible présentant un véritable « trou » spectaculaire dans Sh2-108, je vous recommande de cadrer :
- Sadr (γ Cygni),
- IC 1318 (Butterfly Nebula),
- LDN 889,
- l’amas ouvert NGC 6910.
Cette combinaison offre un contraste remarquable entre : les émissions Hα très lumineuses, les bandes de poussière noire et l’amas d’étoiles de NGC 6910, ce qui donne l’impression visuelle de cavités ou de « trous » dans la nébuleuse.

Mag.: N/A Size: 1.5º
LBN 193 est une entrée du catalogue de Beverly Lynds des nébuleuses brillantes (Lynds Bright Nebulae). Il s’agit d’une nébuleuse diffuse très faible, principalement visible en photographie longue pose.
Le catalogue LBN recense des nébulosités en émission, en réflexion ou mixtes. Ce qu’il ne faut pas confondre :
LBN = Lynds Bright Nebulae (nébulosités lumineuses).
LDN = Lynds Dark Nebulae (nébuleuses obscures), constituées de poussière qui masque les étoiles d’arrière-plan.
LBN 193 est de type nébuleuse brillante diffuse, essentiellement avec une émission par réflexion avec des zones de faible émission Hα selon les secteurs.
Extrêmement difficile, voire impossible à observer visuellement dans un télescope amateur classique. Mais en photographie, une cible bien adaptée aux longues intégrations sous un ciel très sombre.
Elle fait partie de ces objets qui demandent souvent 10 à 30 heures d’intégration, parfois davantage, pour révéler les structures les plus faibles.

Mag.: N/A Size: 6º
La nébuleuse du Poisson sur le Plat, dans la constellation de l’Aigle, est une nébuleuse obscure remarquable, un nuage de poussière se détachant sur la Voie lactée, riche en étoiles.
Cette grande tache a une forme irrégulière, souvent décrite comme un E, un C ou un fer à cheval, avec des prolongements ou « cornes » pointant vers l’ouest.
C’est un exemple classique de la façon dont la poussière interstellaire obscurcit la lumière de fond. Sous un ciel noir, cette nébuleuse est visible à l’œil nu et facilement repérable aux jumelles (dès 7×50) et apparait comme une tache sombre bien visible. Pour une observation au télescope, un large champ de vision et des filtres (de préférence supresseur de pollution lumineuse) est préférable.

Mag.: 8.8 Size: 39″
La « nébuleuse planétaire clignotante« , également appelée « nébuleuse scintillante« , est une enveloppe de gaz incandescente expulsée par une étoile mourante de la constellation du Cygne. Elle est célèbre pour cet effet d’optique unique : elle semble « clignoter » et disparaître selon l’angle d’observation.
Caractéristiques principales
- Type : nébuleuse planétaire.
- Constellation : Cygnus.
- Magnitude : environ 8,8.
- Dimension apparente : environ 27 × 24 secondes d’arc.
- Distance : de l’ordre de 2 000 années-lumière (les estimations varient selon les méthodes).
- Étoile centrale : très brillante (magnitude ≈ 10,5), responsable de l’ionisation du gaz.
Pourquoi « clignoter » ?
Le phénomène est un effet physiologique de la vision.
- Lorsque vous regardez directement la nébuleuse, votre œil fixe l’étoile centrale brillante, ce qui rend l’enveloppe gazeuse moins perceptible.
- En vision décalée (vision périphérique), l’étoile paraît moins dominante et la nébuleuse devient soudain beaucoup plus visible.
- En alternant ces deux modes de vision, on a l’impression que la nébuleuse « clignote ».
Ce phénomène est particulièrement marqué avec des instruments de 150 à 300 mm de diamètre. En imagerie, NGC 6826 montre :
- un anneau elliptique riche en émission OIII (bleu-vert) ;
- des filaments internes complexes ;
- une faible enveloppe externe visible avec de longues poses ;
- une étoile centrale extrêmement lumineuse.
Les filtres OIII et Hα révèlent très bien la structure interne, tandis qu’une image en RGB met davantage en valeur l’étoile centrale. C’est une excellente cible estivale, mais elle nécessite une focale relativement longue (1 500 à 2 500 mm) pour révéler les détails. À plus courte focale, elle apparaît comme un petit disque brillant au milieu d’un riche champ d’étoiles du Cygne.
Cette nébuleuse planétaire présente aussi des zones brillantes distinctes de part et d’autre, appelées régions d’émission rapide à faible ionisation (FLIER).

Mag.: N/A Size: 50′
La nébuleuse Gamma Cygni, ou région de Sadr, est une vaste nébuleuse en émission diffuse située dans la constellation du Cygne. Centrée autour de l’étoile brillante Sadr, cette région proche de la Voie lactée est riche en hydrogène incandescent et en poussière noire.
Bien que son observation soit complexe, la nébuleuse est visible à l’œil nu dans d’excellentes conditions d’observation. Elle s’observe de préférence aux jumelles ou avec un télescope de petite à moyenne taille.…
Ce n’est pas une nébuleuse unique au sens strict, mais un vaste complexe de nébuleuses en émission situé dans une zone très riche de la Voie lactée.
- Nom courant : région de Sadr / Gamma Cygni Nebula.
- Étoile centrale : Gamma Cygni.
- Catalogue principal : IC 1318.
- Catalogue Sharpless : principalement Sh2-108.
- Distance : environ 1 500 à 5 000 années-lumière selon les structures considérées.
Il s’agit d’une région H II :
- de grands nuages d’hydrogène ionisé (Hα) ;
- excités par le rayonnement ultraviolet d’étoiles massives proches ;
- mélangés à des bandes de poussière interstellaire sombre.
La nébuleuse contient :
- des zones d’émission rouge intense en hydrogène alpha (Hα) ;
- des zones de poussière absorbante qui découpent le champ en filaments sombres ;
- des régions de réflexion bleutées autour de certaines étoiles.
La partie la plus célèbre est IC 1318, souvent appelée Butterfly Nebula :
- deux grandes ailes lumineuses séparées par une bande sombre ;
- la séparation centrale est due à un nuage de poussière, notamment associé à LDN 889 ;
- l’impression de « trou » ou de faille est donc une ombre de poussière, pas une absence de matière.

Mag.: 8.1 Size: 13.8′
La galaxie de Barnard (NGC 6822) est une galaxie naine irrégulière proche, située dans la constellation du Sagittaire et appartenant à notre Groupe local.
De structure et de composition similaires au Petit Nuage de Magellan, elle est remplie de jeunes étoiles bleues et parsemée de la lueur rosée de nombreuses régions de formation d’étoiles, également appelées régions HII.
Les observations révèlent une formation stellaire active au sein de nuages de gaz denses, ce qui en fait un objet d’étude fascinant. Visuellement, sous un ciel sombre, cette galaxie, grande mais peu brillante, présente une faible luminosité.…
NGC 6822 est une petite galaxie pauvre en éléments lourds (« faible métallicité »), ce qui la rend très intéressante pour l’étude de l’évolution des galaxies primitives.
Elle contient :
- de nombreuses régions de formation d’étoiles ;
- des amas d’étoiles jeunes ;
- des nuages d’hydrogène ionisé (régions H II) ;
- une grande quantité de gaz interstellaire.
Les zones H II les plus célèbres sont cataloguées dans le catalogue de Hodge 10 et d’autres régions de formation stellaire.
Particularités
- Sa structure est désordonnée : elle n’a ni bras spiraux ni bulbe classique.
- Elle ressemble probablement à de nombreuses galaxies primitives de l’Univers jeune.
- Elle a servi à calibrer des méthodes de mesure des distances cosmiques grâce à ses étoiles variables de type Céphéide.
NGC 6822 est une cible astrophotographique difficile mais très intéressante :
- faible brillance surfacique ;
- faible hauteur depuis la Belgique (elle reste basse dans le ciel) ;
- nécessite un ciel sombre.
La focale recommandée est de 400–800 mm pour montrer la galaxie entière, avec souvent 10 heures ou plus en terme d’intégration, et utiliser des filtres L-RGB ; ajouter du Hα peut aider révéler les régions de formation d’étoiles

Mag.: N/A Size: N/A
L’amas de Brocchi, plus communément appelé le Cintre, est un astérisme remarquable composé de dix étoiles dans la constellation du Petit Renard.
Il forme une ligne droite de six étoiles surmontée d’un crochet de quatre étoiles, une forme qui lui a valu son nom. C’est un alignement totalement du au hasard, toutes les étoiles étant situées à des distances différentes et non liées gravitationnellement.
Sous un ciel bien noir, on peut apercevoir le Cintre à l’œil nu comme une tache floue. Il est préférable de l’observer aux jumelles ou avec un petit télescope.…
Tous les liens vous mênent au site Telescopius, qui vous aidera à cerner les objets dans le ciel.













